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Le meilleur aligneur du coin
Dès l'ouverture de son premier garage en septembre 1975, Michel Fafard a probablement espéré qu'un jour il travaillerait avec ses fils comme lui-même l'a fait avec son père Gérard, un mécanicien bien connu qui oeuvrait dans un garage situé sur la pointe de la rue Champlain au début des années 60. Un voeu finalement exaucé puisque aujourd'hui toute la famille se retrouve dans l'entreprise de la 2e rue à St-Jean-sur-Richelieu (secteur Iberville).
Mécanicien de formation, Michel Fafard acquiert son expérience surtout dans des garages de la Rive-Sud de Montréal ainsi qu'à quelques endroits de la région dont un stage chez Deneault & Lorrain et Rodrigue Lasnier. Tout en apprenant les rudiments du métier, il continue de travailler dans des commerces de Saint-Jean.
Puis, en 1975, il a l'opportunité d'ouvrir son propre atelier sur la 1re rue, à l'intersection de la 7e avenue, à Iberville. Une chance qu'il ne rate pas. Il obtient l'équipement de départ à un bon prix et s'installe dans son nouveau local déjà prêt pour le travail mécanique. Faisant cavalier seul à ses débuts, Michel Fafard gagne vite la réputation du "meilleur aligneur du coin".
L'eau arrive au moulin de façon continue et les heures de travail se multiplient. Les journée débutent à 8h le matin et se poursuivent jusqu'à 8-9 heures le soir. Son épouse Pauline, qui travaille le jour à la Commission scolaire de Saint-Jean, s'occupe aussi de la comptabilité, de la maison et des trois garçons. Un régime astreignant qui s'assouplit avec l'arrivée de l'aîné Dominic à la fin des années 80, début 90, après qu'il ait passé deux ans en mécanique à l'école des Arts et Métiers de Saint-Jean.
Les années 90
En 1990, Michel Fafard apprend qu'il doit déménager dans un autre atelier. Désirant demeurer à Iberville, il s'intéresse à l'emplacement actuel auquel il redonne la vocation originale d'atelier de mécanique. Les affaires vont bon train. Un deuxième fils, Daniel, vient joindre les rangs après la fin de ses études mais ce n'est pas suffisant pour répondre aux besoins pressants de main-d'oeuvre.
En 1992, l'entreprise commence à ajouter du personnel extérieur et Pauline Fafard démissionne de son poste à la Commission scolaire pour se consacrer exclusivement à l'entreprise familiale. La même année, Dominic, qui s'intéresse de plus en plus à l'aspect haute performance des voitures, convainc son père d'ouvrir une nouvelle division MBF Racing, afin de répondre à une clientèle grandissante, passionnée de courses et de voitures modifiées.
Quelques années passent. En 1998, le verglas fournit une occasion à Fafard Alignement de prendre de l'expansion. En effet, à l'arrière de son atelier, le toit de la bâtisse appartenant à une entreprise de couvre-plancher s'effondre. Les coûts de réparation étant onéreux, la compagnie est prête à se départir de l'édifice.
"Après négociations, nous sommes devenus propriétaires de l'entrepôt , que nous avons converti en partie en atelier mécanique et aussi en local que nous louons", explique Mme Fafard. Les travaux qui se terminent en septembre 1999, permettent d'augmenter à cinq le nombre de baies de travail et de moderniser les bureaux et l'accueil à la clientèle.
Place aux jeunes
Chaque membre de la famille a pris sa place au sein de l'organisation. Michel assume la direction générale tandis que Pauline s'occupe de la comptabilité et des ressources humaines. Daniel occupe le poste d'aligneur principale. De son côté, Dominic supervise les employés alors que son épouse Lynda assure les service de secrétariat. Le troisième fils, Sébastien, gradué en marketing et en gestion au H.E.C. garde sa place réservée à l'entreprise.
Graduellement, les enfants Fafard apprennent à prendre la relève. C'est toujours le père qui dirige mais les fils ont vraiment le vent dans les voiles. Ils sont capables de faire le travail et d'apporter de bons arguments lorsqu'il y a des décisions à prendre.
source: Groupe Canada Français, Livre "Des Mille Roches à Saint-Jean-sur-Richelieu 1609-2001" , page 134.
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